Vers un monde de l'imaginaire

Environnement, anarchisme, solutions pour s'en sortir, bricolage, humour, association diverses et d'idées, société malades, sclérose en plaques...

15 mars 2008

1 Afonlesmanet

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Penses à noter quelque part, les numéros d'articles (plus de 300) qui t'intéressent, ou pas...

Enfin, organise-toi!

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16 mars 2008

2 Vers un monde de l'imaginaire

Les_trois_kamikazes_de_l_altermondialisation600Photo volée à Millau: été 2000
    Tel aurait pu être un des titre de cet ouvrage, tant les idées disparates, contradictoires, révolutionnaires, stupides, loufoques sont étroitement mélangées.
    Derrière tout ce foutu galimatias de verbiage se cache une personne que vous découvrirez au fil des mots et des pages.
    Si dans un roman le lecteur doit se transformer en un personnage; dans cette prose dévoilée vous devrez  vous  fondre dans des raisonnements.
    Voici quelques clés qui vous éviteront de vous perdre:
    * Afin que les démonstrations ne soient par trop filandreuses, il  sera  fait  souvent  appel  à  l'ellipse; ce qui dans un premier temps désarçonnera  le  lecteur,  mais qui à la deuxième lecture seront plus évidentes (exemple: "J'ai l'habitude de ne pas en avoir.").
    * Lors de démonstrations plus étoffées, des sortes de digressions apparaîtront, considérez-les comme   étant entre parenthèses ([{\<"...&...">/}]), en aucun cas ne perdez le fil de l'histoire, la suite du raisonnement ne saurait tarder.
    * Le livre lui-même est un raisonnement complet, dont la philosophie majeure est: "La vie est bien trop courte pour se la jouer triste."
    * Des dessins émailleront le discours pour préciser et habiller.
    * Enfin, sachez que je ne détiens pas forcément la vérité et que ce que je recherche par dessus tout est la réaction de ce pauvre lecteur, si jamais il doit y en avoir un.

Partie à retourner: ceci vous donnera droit à un bon point. Au bout de 10, il y aura transmutation en image.
Envoyez dons et idées à qui vous savez. Signez et n'en parlons plus.
     X  ???

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3 L'homme antimatière

image002Un jour une boule de glu tomba dans mon jardin sur une tomate. Je remarquai et touchai cet espèce de crachat lavai la tomate, la mangeai sans trop me poser de questions. La vie continuait son bonhomme de chemin, cahin-caha et puis je me sentais en pleine forme. Par contre de grisonnant, je redevenais plus jeune. En deux secondes, je compris que le temps c'était inversé et tout ce que cela impliquait: marcher à l'envers, être sûr de retourner vers le néant. Seulement voilà; l'effet du temps inversé n'était pas collectif, il se propageait à partir du point d'impact. Cela se présentait sous forme de gouttelettes roses exsudées par les humains, mais aussi par les plantes, si bien que le retour au passé devenait bizarre. On devait lutter contre ceux qui vieillissaient, on se parlait, on se comprenait mais on voulait s'éviter, on leur a dit d'accord et on est devenu immortel. L'immortalité ne dura que 2000 ou 3000 ans, l'homme retourna à ses vieux démons, tout en sachant qu'il pouvait recommencer quand il le voulait. Le gâchis fut énorme, paradoxalement les immortels s'entre-tuaient. Des pans entiers de la richesse et de la diversité du monde disparurent. La course vers le néant s'accélérait. Les mathématiques venaient d'en prendre un coup, tout était taillé à la serpe, le monde était devenu sans définition ni signification. La caricature en invectiva une autre, pris un portable et le balança sur l'autre. On en est là aujourd'hui. le poste de télé s'éteignit, un homme alla se coucher.

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4 Lune de miel (Je vous offre la Lune)

image001    Cette proposition fut exprimée la première fois fin 1996, sous forme d'une lettre envoyée à une jeune fille qui appréciait beaucoup les contes de fées, notamment "Peau d'âne".
    A ce moment là, cette idée était en train de germer dans mon esprit; une lettre "Couleur de Lune" m'amusait par trop...C'aurait pu être moi le "Prince charmant".
    À toutes les époques, l'homme s'est confronté à des mystères, en ce qui concerne ses origines, le monde qui l'entoure présentement et son devenir. De tous temps certains hommes ont voulu transcender ces mystères en proposant des réponses mystiques et / ou scientifiques.
    L'univers dans lequel on baigne est un immense puzzle, avec des choses connues et des faits difficilement compréhensibles.
    Des théories innombrables tentent d'expliquer une partie de ce qui nous entoure dans l'infiniment petit avec les atomes, dans l'infiniment grand avec l'astronomie et dans le monde humain avec la philosophie, la psychanalyse, la religion etc.
    Comme tous les autres hommes, je peux avoir des théories; en voici l'une d'elles qui vaut ce qu'elle vaut. Vrai ou faux, je vous en laisse juge:

La Lune peut avoir deux origines distinctes. L'une, extra terrestre, couramment admise, dit que la Lune est un corps extérieur à la Terre qui est venu se satelliser autour de la Terre. L'autre, d'origine terrestre, dit que la Lune est issue de la Terre. Si l'on prend comme postulat la deuxième solution, l'on  est en droit d'attendre  que sur la Terre il existe des traces de la scission Terre-Lune.
    Jusqu'à début 1996 j'étais au courant de ces deux théories et je ne m'en préoccupais pas plus. Et puis  en zappant sur le réseau hertzien, je suis tombé par hasard sur un reportage situé dans le Colorado (je  ne  sais plus si c'était la rivière, l'état ou le plateau), toujours est-il que le reportage montrait une formation géologique qui pour moi était inconnue jusqu'alors.

image003    Un pic rocheux semblait surgir du sol comme une plante de silice, mais cette plante était cassée nette en son sommet. Y était perché un tronc d'arbre fossilisé venu là par on ne sait quel miracle.

Le reportage expliquait en outre que l'arbre ainsi perché, en tenant compte de la diminution de la section dû à la fossilisation, devait mesurer 600 mètres de haut. A l'heure actuelle, le plus grand arbre connu sur terre ne mesure que 120 mètres.
    Dans le reportage, aucune explication n'était fournie; c'était simplement un  constat (depuis lors, et qui mieux est dans le film "Jurassic Park", un gamin affirme  qu'une météorite clairement localisée a fait un cratère énorme en Amérique et produit l'extinction des dinosaures. Cette assertion me laisse également perplexe, mais continuons le raisonnement).
    Pour moi c'est un mystère, sauf à se dire que cette formation géologique est un  vestige de la scission Terre-Lune (ou autre explication, à démontrer).
    La Lune est un astre relativement sphérique qui suit la mécanique céleste des fluides, de même la Terre et ses pôles aplatis montre que la Terre est "pâteuse".
    La Lune regarde la Terre toujours du même côté, peut-être montre-t-elle toujours le côté de la scission?
    La Lune n'a pas de mouvement propre, si ce n'est celui de la libration; c'est à dire une sorte de vibration libre qui attribue à la Lune une sorte de cercle tropical. Le centre de ce cercle imaginaire n'a pas été encore nommé.
    En fait, de la Terre on peut voir 59 % de la surface de la Lune (41 % restant toujours cachée).

image005    La Lune a été cartographiée vue de la terre et ses pôles représentés comme ci-contre.
    Est-ce la bonne représentation pour un astre qui ne fait pas de révolution sur elle-même?
    Les mouvements de libration, ou plutôt leurs limites me rappellent quelque peu les tropiques; une autre cartographie de la Lune aurait pu être comme montré plus loin.

    Si la Lune est issue de la Terre, elle doit posséder à peu près les mêmes constituants (eau, énergie fossile etc).
    Comment la Lune s'est-elle échappée de la Terre? Cela restera à tout jamais une énigme, mais on peut supposer que le passage d'un astre suffisamment lourd et rapide aux environs de la Terre a arraché la Lune provoquant un cataclysme.

    Si cette catastrophe a eut lieu il y a 70 millions d'années, peut-être a-t-elle provoqué la disparition des arbres immenses avec les dinosaures géants sur une Terre autrefois plus grosse, avec une gravité  favorisant le gigantisme (la Lune faisant 1/10 du volume de la Terre et sa surface développée celle des Etats-Unis d'Amérique)
    Les conditions de vie sur Terre auraient alors tellement changées qu'elles auraient entraîné l'extinction des sauriens.
    Voilà une théorie de la formation de la Lune expliquant du même coup la fin des dinosaures.
    Intéressons nous plus à la Lune!

image007     La Lune tourne autour de la Terre en 29 jours. Comme la Lune n'a pas de  mouvement propre (rotation sur elle-même selon un axe polaire par exemple), ses  journées correspondent aussi à cette période de révolution: pendant 14 jours il fait nuit et pendant 14 jours il fait jour.

    Du fait de l'exposition prolongée au soleil ou à l'ombre, la surface de la Lune atteint +140 degrés le jour et -120 degrés la nuit.
    L'eau qu'il pourrait y avoir sur la Lune (elle y est en fait) ne peut rester en surface, elle bouillirait en journée, elle gèlerait la nuit.

     Or la Lune est sensiblement à la même distance du soleil que la Terre, sa température moyenne doit être proche de celle de la Terre, le  seul  problème  est  celui de la journée lunaire: 29 jours pour la Lune et 24 heures pour la Terre.
    La Terre, du fait de sa rotation plus rapide sur son axe des pôles a une température plus équilibrée entre la nuit et le jour (environ 10 degrés pour la Terre, environ 260 degrés pour la Lune).

    La température en sous-sol (grotte de spéléologie) aux latitudes tempérées est d'environ 12 degrés sur Terre, pour la Lune (mystère et boule de gomme! Supposons qu'on ait mesuré ces fameux 12°). La Terre et la Lune sont donc situées à une distance telle du soleil que le ratio énergie reçue du soleil par rapport au froid galactique donnerait en moyenne 12 degrés; une température où l'eau est liquide (ni gelée, ni vaporisée). Ce sont ces ensembles de facteurs qui font qu'il y a de la vie sur Terre.
    Le corollaire de cette théorie dans la théorie est que l'existence de la vie extra-terrestre, ou si on veut la probabilité de l'existence change.  Mars est un chouïa trop éloigné du soleil et Vénus en est vraiment trop près, mais dans d'autres étoiles que la nôtre?...
    Et s'il pouvait y avoir de la vie sur la Lune, si on jouait à l'apprenti sorcier? C'est ce que je me propose de faire sur l'heure.

    Il y a maintenant une dizaine d'années, lors d'une soutenance de thèse publique (donc tout le monde pouvait avoir accès à ce document et juger de sa validité) j'avais proposé à titre d'exercice intellectuel de changer l'inclinaison  de l'axe de rotation de la terre. A plus ample informé, personne n'y a trouvé à redire.
    Toucher à la Terre n'était sans doute pas raisonnable (comme je l'avais proposé à l'époque), mais la Lune, qu'en faire? A quoi bon avoir à portée de fusée un astre mort, qui ne demanderait, si ma théorie se révèle fondée, qu'à vivre.

    "Promettre la Lune", "décrocher la Lune" sont des expressions qui signifient l'impossible. Cette communication ouvre une voie et pose des interrogations à ceux qui ont le pouvoir et les compétences.
    A l'heure où l'Europe se fait, où l'on sait que le monde est sphérique, où les états-unis du monde sont inéluctables, qu'aura l'homme à explorer et à bâtir?

image009    Voici donc la proposition:
    A l'aide d'un minimum de 4 bombes atomiques disposées ainsi sur la lune, les bombes (1) explosent en même temps, les bombes (2) explosent un court laps de temps plus tard. La résultante des forces sera alors inclinée et une rotation de la Lune sera initiée jusqu'à arriver à une révolution de 25 heures.

    Comme la Lune ne possède pas (encore) d'atmosphère, une chiquenaude nucléaire devrait suffire. En cas de problèmes, regarder "Cosmos 1999" ou prévoir 4 autres bombes pour inverser le cours de l'histoire.
    La théorie peut paraître simple, c'est pour que vous compreniez rapidement le principe.
    En fait, la Lune pourrait arriver à sa vitesse de rotation recherchée en 20 ans ou 100 ans, selon la puissance et le nombre des bombes employées.

    Ce sont les études éventuelles sur ce sujet avec des prises de risque plus ou  moins importantes qui détermineront la rapidité du processus.
    Enfin des problèmes corollaires non négligeables devront être pris en compte pour éviter les catastrophes; notamment, par exemple, le sens de rotation propre de la Lune (sens horaire ou sens trigonométrique).
    Ce sens est très important, car il induira des forces de Coriolis. En résumé, si on se trompe de sens, la Lune risque de s'écraser sur la Terre, dans l'autre cas la Lune s'éloignera progressivement de notre mère nourricière et trouvera son orbite propre autour du soleil.

    Voici un des volets de ma personnalité, à mon grand regret il est inexplicable. Comme tout un chacun, ou presque tout le monde, des idées surgies de nulle part me traverse. Certaines ne valent pas le coup qu'on  s'y intéresse une seconde, d'autres captent l'énergie mentale, des plans s'échafaudent, parfois  patiemment, souvent procèdent encore d'une inspiration "divine".

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5 Bille d'éternité

image002    L'éternité n'a pas de limite, et ce que l'on a trouvé de mieux pour l'expliquer, c'est la bille, l'omnidirectionnel y est partout. La bille n'est pas un solide de Platon, mais leur construction provient de la bille.
    L'éternité, le temps, l'espace sont contenus dans un je ne sais quoi, immobile et agité, palpitant du fond des temps immémoriaux.
    Le connu et l'insondable mettent l'âme de l'homme en doute, il se demande face à l'animal presque identique à lui quelle attitude adopter; c'est entre ces deux certitudes qu'ils se rejoignent.
    La croyance est une affaire personnelle, elle peut excuser ses fautes facilement si l'on en commet et elle permet dans le meilleur des cas d'adopter une conduite convenable (affaire de goût).
    Bien sûr, comme beaucoup d'autres, les mêmes questions récurrentes s'imposent:  d'où venons-nous (le passé), où allons-nous (l'avenir) et  en plus pour couronner le tout: que faisons-nous (le présent).
    Pour y voir plus clair, je vous invite à un voyage qui vous donnera le tournis.

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6 Vortex

image002Précisions oratoires.

    Comment commencer un récit dont le but est de démontrer qu'il n'y a rien à comprendre.
    Ceci peut paraître un paradoxe mais les choses sont telles que chaque question résolue en amène une autre à résoudre.
    A notre époque toutes ou quasiment toutes les questions d'ordre matérielles ont été résolues, ne reste que celles concernant l'esprit, notre  existence  et  notre  devenir, et encore bien d'autres beaucoup plus  immatérielles,  comme  celui  des  nombres, de la polarité et de l'infini.
    Se poser des questions, c'est bien, les résoudre demandera bien plus d'efforts et le plus souvent on débouchera sur un constat: c'est comme çà.  Pourquoi est-ce comme çà?  Je laisse au lecteur le soin d'imaginer ce qu'il voudra.

    Les mots se bousculent dans mon esprit et s'il se trouve il n'en sortira aucun, rien de constructif qui puisse servir à quelque chose.
    Si toutefois mes mots et mes phrases alambiquées vous rebutent, sachez que leur but est de vous ouvrir les yeux sur le monde qui vous environne et qui est en vous.
    Vous aurez des yeux qui pourront voir derrière, plus loin, plus près, plus au coeur, plus en général et vous aurez tout à y gagner, même la folie si vous n'y prenez garde.
    Comment lire ce texte: à petites doses, comme il est écrit, d'un trait, comme il est écrit, avec du recul, comme il est écrit, entre les lignes, comme il est écrit.
    Il est écrit par un auteur dont le nom devrait figurer en haut de la couverture, qui se pose des questions  non pas pour résoudre son problème  existentiel, mais  pour comprendre, dans la mesure de ses facultés intellectuelles et émotives, le manège dans lequel il tourne, les autres tournent, la terre tourne etc.
    N'entrons pas trop vite dans le sujet et laissons planer le doute, l'incertitude, l'émoi, le calme...Un ange passa...en rugissant.
    Car voilà bien le problème, comment appréhender le monde, par quel bout le prendre pour que  l'écheveau de la connaissance se démêlât aussitôt.

    Commençons par le début (s'il y en eut un): il y a quatorze milliards d'années environ jaillit de nulle part (ou plutôt d'on ne sait où) la matière dans une formidable explosion qu'on appelle le big-bang.
    Au début: pas de vie, que la matière dont nous sommes issus, et la matière qu'est-ce: des particules avec beaucoup de vide autour, or ces particules en tournant très vite autour d'un noyau donnent l'illusion du plein, c'est un premier paradoxe qui engendrera un autre phénomène:  les vibrations.
    Cette matière née on ne sait comment, commence à se répandre dans un univers apparemment sans  limite, sinon celle que la matière est capable d'atteindre.  Elle emplit l'espace, c'est la théorie de l'univers en expansion.  En se répandant, la matière se refroidit donnant naissance à des éléments plus lourds que l'hydrogène de départ.
    De là commence notre folle fuite dans le cosmos, la formation de notre amas de galaxies, de notre voie lactée, de notre système solaire, de notre planète, de notre vie qui est un incroyable concours de circonstances.

    S'il y a eu miracle, c'est bien de celui-la qu'il s'agit, du fait que nous soyons là pour parler de nos débuts et pour essayer de comprendre ce qui s'est passé.
    Nous en saisissons quelques bribes et détails, et en comprenons le déroulement chronologique, mais le pourquoi toujours nous échappe.
    Evacuons tout de suite ce pourquoi et considérons mathématiquement comme postulat que l'univers est l'ensemble de toutes les longueurs d'ondes existantes, elles-mêmes contenues dans une onde de longueur indéterminée (l'éternité).

    Ainsi nous savons à quelques millions d'années près, quand est apparu l'univers, par contre nous ne savons pas quand se produira la fin du monde; peut-être demain, peut-être dans 14 milliards d'années:
    Dieu seul, oups!...  J'avais failli l'oublier et pourtant Dieu sait s'il a compté dans la vie de l'homme pour résoudre ses problèmes, maintenant que la plupart des phénomènes physiques ont pu être résolus par la science, son besoin se fait de moins en moins sentir.
    Pourtant, et ce malgré les erreurs de l'inquisition, la morale chrétienne, rejointe plus tard par la morale laïque, est un grand rempart contre les abus que l'homme peut avoir en tout.
    L'Église, si elle n'agit guère sur les libres penseurs dont je crois faire partie, maintient une saine  conduite sur les esprits faibles, simples ou insouciants, je démontrerai plus loin pourquoi.
    Mais je digresse, je digresse et j'en perd le fil conducteur.
    Nous voici projeté dans un monde où tout tourne autour d'un point qui  tourne autour de quelque chose: les électrons tournent autour du noyau, l'ADN autour d'un axe imaginaire, l'homme autour de sa maison, la  société autour du pot, la terre autour d'un axe nord-sud, la terre autour du soleil, celui-ci tournant sur lui-même, le soleil autour de la galaxie en 200 millions d'années, le soleil ayant 25 années galactiques et notre galaxie autour d'on ne sait quoi.
    Toutes ces rotations créent des cycles, engendrant des ondes de longueur plus ou moins longues; des micro-ondes agitant les molécules d'eau dans un four, jusqu'au rythme des saisons terrestres en passant par le battement du coeur de l'homme.
    Voici pour se repérer schématiquement, une liste donnant l'ordre croissant des longueurs d'onde et à quoi elle correspondent:

électron
Molécule d'eau
Infrarouge
Rouge
image004Jaune
Bleu
Ultraviolet
Ondes radio
Allumage automobile
Seconde / coeur
Heure
Jour terrestre
Année terrestre
Comète de Halley 
Année galactique
Début de l'univers

    Toutes ces ondes concourent à notre vie, nous sommes plongés dedans, et à notre mort elles finissent  par dérégler un schéma corporel  préétabli: vieillissement, maladie, exposition à des ondes mortelles.
    Voila pourquoi l'homme est mortel, il porte en lui les ondes de la vie et son contexte extérieur lui apporte l'usure et la mort. C'est un choix que la création a fait pour nous, contre notre volonté, mais d'un autre côté nous en sommes issus: nous n'avons plus le choix.
    Nous  avons  établi depuis le début un rapport étroit entre la matière sous toutes ses formes et le temps,  le résultat étant l'énergie vitale (E  =  MC2)  propre à  continuer la propagation de l'espèce humaine et  rejoignant en cela la théorie de l'expansion de l'univers.
    Un fait pourtant parait saugrenu, pourquoi tend-on vers la complexification de l'homme?  Pourquoi a-t-il besoin de régir, réglementer, bref régner? Je veux bien que la marche du progrès soit inexorable, mais ne tend-on pas vers l'unification de l'univers, ce qui est paradoxal dans une optique où le but de l'homme est de vivre le plus longtemps possible.
    Mais ce raisonnement n'engage que moi et je vais tenter de m'en expliquer.

    Au début nous n'étions qu'atomes, puis nous devînmes molécules sous le climat exceptionnel de la terre. Nous fûmes un jour molécules organiques,  puis  capables de se reproduire par différenciation cellulaire,  certaines cellules se partageant par le centrede la cellule, d'autres par l'extérieur, ce qui donna le règne végétal et le règne animal.
    Ceci se passa il y a 500 millions d'années. Les végétaux évoluèrent de leur côté en donnant plancton, champignons, lichens, herbes, arbustes, arbres sans oublier les fleurs.
    Les éponges et les lophophoriens furent indifférenciés.
    Pour les animaux la progression se passa au début dans un milieu aquatique, les amibes grossirent, les  gènes étaient déjà nés, devinrent paramécies, puis petits mollusques, enfin un jour des petits êtres montrèrent le  bout de leur nez hors de l'eau, les choses ne furent pas faciles et se firent lentement, les insectes virent le jour  tandis que l'évolution continuait toujours sous l'eau.
    Il poussa des pattes aux mollusques et on vit apparaître un embryon de système nerveux. Il y avait belle lurette que la sexualité existait et certainement que nos aïeux éprouvaient déjà du plaisir à se reproduire.
    Différentes voies furent essayées exosquelettes (crabes, oursins, langoustes) et endosquelettes (ancêtre du poisson), ce fut cette dernière qui fut choisie pour poursuivre notre évolution.
    Toutes sortes de poissons apparurent, les nageoires poussèrent, leurs écailles se développèrent et finalement certains mutèrent avec l'aide de quelques rayons cosmiques et aussi par besoin.
    Ils s'échouèrent sur le sable pour manger des vers qui s'y trouvaient et pour prendre un  peu de soleil, ils modifièrent leur système respiratoire afin de l'adapter à un fluide gazeux, et voulurent ramper sur la terre ferme.
    Le plus gros était fait et à partir de là tout alla très vite: vie semi aquatique, premiers lézards, premiers dinosaures et fin, premiers porcs-épics (naissance des poils), plusieurs voies de garage dont les volatiles, le cheval, le singe et enfin Nous.
    Une autre ascendance loupée fut les marsupiaux en Australie, mais il y en a tellement qu'il serait vain de vous les énumérer.

    Bref, nous n'étions  pas grand-chose et aujourd'hui nous sommes constitués de milliards d'atomes,  régis sur un principe d'essais nombreux infructueux et débouchant sur un résultat provisoire tel qu'on peut le voir dans un miroir.
    Ne nous leurrons pas, notre aspect d'aujourd'hui est appelé à se modifier et prenons garde surtout de ne  pas finir comme les dinosaures, qui à vouloir trop grossir, se sont exterminés d'eux-mêmes (peut-être); qui  peut dire quelle sera la race ou l'espèce dominante de demain?
    Sera-ce le haricot géant des contes de fées?
    Il n'y a pas d'ordre dans ce fouillis me direz-vous, c'est vrai mais les événements n'arrivent pas concomitamment, il y a des choses qui paraissent venir progressivement, d'une façon continue et d'autres qui  arrivent  tout d'un coup (ex: la  croissance de l'homme et l'apparition de ses premières dents).
    Le monde est tel que, lorsqu'on parle de généralités, de phénomènes immuables, un jour ou l'autre on sera confronté à l'exemple qui montrera que les choses ne sont pas aussi intangibles que l'on croit.
    Pendant des siècles, la terre était plate, pendant des années la terre était le centre du monde, maintenant les choses se précisent, mais on ne sait toujours pas dans quoi on vit.
    Pour essayer d'y voir plus clair, entrons dans le monde des idées, nous ne les avons qu'effleurer, tachons de les toucher du doigt.

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7 Le sens

image002Dans toute chose, y compris la vie, il y a toujours deux sens, je vais en énumérer quelques couples:
le début, la fin
la naissance, la mort
la lumière, l'obscurité
le rouge, le bleu
le plein, le vide
le passé, le futur
le chaud, le froid
le nord, le sud
l'ouest, l'est
le bas, le haut
le bruit, le silence
la féminin, le masculin
le bien, le mal
le petit, le grand
le plus, le moins
l'unicité, la multiplicité

et la liste pourrait être longue si je ne l'arrêtais à un moment ou un autre.
    Mais voilà ces termes sont des absolus qu'on n'atteindra jamais ou une seule fois, heureusement nous  avons des termes beaucoup plus appropriés qui nous permettent de nous définir relativement à une situation  donnée, géographiquement: voie lactée, soleil, terre, 3° longitude,  43°  latitude, France, Auvergne, Clermont-Ferrand, rue du  Languedoc, n°7, 2° étage, dans ma chambre, couché sur mon lit et spirituellement:en train d'écrire un ouvrage qui ne verra peut-être jamais le jour, parlant de tout et de rien, ne sachant trop ce qu'est le bien et le mal, ayant assez chaud pour ne pas mourir de froid, dans le silence relatif de la ville, sous un éclairage tristounet et un décor un tantinet médiocre.
    Il y aurait encore à écrire sur la situation présente, un ouvrage n'y suffirait pas, le livre a commencé il y a 14 milliards d'années et réécrire cette histoire serait pure perte de temps, on ne reconstruira pas le monde en  forme de tour de Babel en 7 jours, il a déjà cette forme.

    Qui dit sens, prévoit qu'il y a deux bouts et alors se pose le problème des limites, comment atteindre ces deux valeurs extrêmes, pour l'univers nous n'en connaissons qu'une seule et d'une façon très hypothétique,  l'autre nous la subodorons sans pouvoir dire si elle sera.
    Pour la température, nous avons une échelle basse le zéro absolu à -273,15 °C que l'on essaye par tous les moyens d'atteindre sans pouvoir dire: "çà y est, on ne pourra pas descendre en dessous" et pourtant  chaque année on grignote quelques millionièmes de degré, de même pour les températures élevées, on bat des records de l'ordre de 250 millions de degré (dans une bombe H) et on sait que l'on peut faire encore mieux.
    Nous voici sur terre à une température superficielle moyenne de 12°C et l'on cherche à dépasser ces frontières inexpugnables que sont les deux extrêmes, sans y parvenir avant longtemps.
    De même pour la vitesse de la lumière, qui reste un obstacle à notre expansion géographique.
    Pourtant du fait de notre multiplicité sur terre, il y a longtemps qu'on l'a presque égalée, depuis que l'électricité et la radio ont été découvertes, le problème de communication avec les autres est en voie de résolution, on peut téléphoner à New York en temps réel, recevoir des émissions télé des antipodes etc.
    Il ne reste plus qu'à envoyer des capteurs émetteurs un peu partout dans l'espace et l'on saura plus vite ce qui s'y passe, plutôt que d'y aller nous-mêmes. Nous n'en profiterons certainement pas, vu la vitesse atteinte par les engins terrestres actuels et les distances astronomiques à parcourir, du moins nos descendants sauront ce que nous avons fait pour eux, pour leur conquête, non pas d'espaces mais de savoirs.
    Ce que je vous raconte, vous parait de la science-fiction, or Voyager est déjà  parti conquérir l'espace et il lui faudra au moins 200 ans avant d'arriver près d'une autre étoile, alors: la conquête a déjà commencé.

    Revenons  à l'abstraction des nombres, pi n'a pas encore trouvé sa dernière décimale, ou son  modulo  quelque chose, pourtant c'est si simple de dessiner un cercle avec un compas, c'est comme si la rondeur était   une vue de l'esprit, quelque chose de concevable mais irréalisable,  puisque  pour calculer la  surface d'un disque, nous sommes obligés de faire une approximation,  pi n'étant défini qu'incomplètement.
    Par  un  souci  de  perfectionnisme, on en arrive à la conclusion: pourquoi faire des plans puisqu'ils seront forcément modifiés. L'homme inconsciemment a renoncé à la pureté, car elle n'est pas de ce monde, il   s'est limité, en fonction de ce qu'il a à faire, à une approximation: années lumière pour  mesurer les étoiles, kilomètres  pour les distances terrestres, mètres  pour les mesures humaines, dixièmes de millimètre pour la mécanique, Angströms pour les distances atomiques.
    C'est un moyen pour réaliser certaines choses et le "jeu" ou les incertitudes de mesures est pris en compte pour la réalisation de projets.

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8 Le jeu

image002    Le jeu, il y en a partout; c'est l'âme de la mécanique, mais c'est aussi l'âme humaine naviguant avec ses compromis, l'âme universelle.
    La terre n'est qu'un ellipsoïde, une sphère aplatie aux pôles, les pôles ne sont jamais au même endroit d'une année sur l'autre, d'un instant à l'autre. La terre gravite autour du soleil selon une ellipse (un  petit  rayon  et un grand rayon), les planètes de notre étoile ne forment pas une sphère autour du soleil mais une sorte de disque rebondi en son centre, ressemblant à une soucoupe volante et rappelant la forme des galaxies.
    Il semble que plus on s'éloigne de notre terre, plus les affaires deviennent complexes et incompréhensibles, il en va de même lorsqu'on se rapproche de la matière originelle.

    Les forces cosmiques régissent, qu'on le veuille ou non, nos actes. Imaginez que demain le soleil vienne à disparaître, autour de quoi tournerions-nous, que nous soyons plus près ou plus loin de celui-ci, que l'axe des  pôles ne soit plus 23° 27' par rapport à l'écliptique, que la lune ne soit plus là pour soulever les océans ou qu'elle se mette à tourner sur elle-même, tout alors bascule dans un futur incertain, dans un dérèglement des climats, des habitudes de l'homme (ou son extermination).
    Ne riez pas, car ces choses là peuvent arriver, la comète de Halley qui passe environ une fois par vie (76 ans) est là pour nous le rappeler, les trous noirs qui apparaissent çà et là pourraient nous entraîner vers un autre monde, la lune qui à force de nous regarder du même côté pourrait nous tomber sur la figure, le soleil pourrait se  refroidir plus tôt qu'on ne le croit et enfin l'homme lui-même, porteur jusqu'à présent de destructions (par inconscience le plus souvent) est en train de s'amuser avec des joujoux tous neufs, qui font de jolis champignons de 100 km de diamètre et de 10 km de haut.
    Dans ce dernier cas ce n'est pas la radioactivité qu'il faut redouter mais les effets de poussée sur la planète entière: bof me direz-vous, ouais bof, si l'on se fout de ce que pourra faire notre descendance. La terre  est une grosse boule très lourde, il lui faut beaucoup de force pour la déplacer et aussi beaucoup de temps,  lorsqu'on fait exploser une bombe atomique, on dispose d'un énorme réacteur qui envoie la planète dans le  cosmos, d'une façon imperceptible pour l'homme, mais la vitesse est imprimée et l'errance commence.
    Il ne faut pas non plus sombrer dans le pessimisme le plus noir; ce que l'homme a défait inconsciemment, il peut le refaire d'une façon réfléchie, à condition qu'il prenne conscience de l'étendue des dégâts assez tôt et qu'il retrouve le chemin de "La solution".
    "Pourra-t-on un jour vivre sur la terre, sans colère, sans mépris, sans chercher ailleurs qu'au fond de son coeur la réponse aux mystères de la vie?"
    "Dans le ventre de l'univers, des milliards d'étoiles naissent et meurent à chaque instant et l'homme apprend la guerre à ses enfants."
    "J'suis trop p'tit pour me prendre au sérieux,
    trop sérieux pour jouer le jeu des grands,
    assez grand pour affronter la vie,
    trop petit  pour être malheureux."
     "Verra-t-on un jour les être humains rire aux larmes de leurs peurs, enterrer les armes, écouter leur coeur qui se bat, qui se bat pour la vie."
La croisade des enfants / J. Higelin

    Je pense qu'aujourd'hui on a tous les éléments pour prendre notre destin en main. Depuis  Jésus Christ les connaissances humaines ont progressé, on a appris que la  terre était ronde et que le monde terrestre avait  ses limites, que nos voisins, malgré leur différence de langue, de couleur et de culture nous ressemblaient étrangement, que les blocs de l'Est et de l'Ouest se chamaillaient vainement pour une illusoire domination sur  les autres, pendant que le désert lui s'avançait lentement dans la brousse africaine, faisant des ravages humains sur son passage.
    Mais que peut faire un individu contre une société qui a pris ses habitudes, qui a  butté la moitié de la terre contre l'autre, qui ne résout ses  problèmes que grâce à des boucs émissaires bien commodes:

    "Nous ne faisons pas de fautes. Ce sont eux qui nous foutent la pagaille",  attention,  il faut bien choisir sa cible et en la matière;  prenons la plus faible, la minorité; c'est tellement plus facile.
    Nous nous rendons compte maintenant que le  monde  a  été complètement  exploré, qu'il  n'existe  guère d'endroits qui n'aient été foulés: on a voulu la lune on l'a eue, mars on l'aura, que nous sommes bien  seuls dans l'univers (à moins de croire aux OVNIS), que notre terre est bien isolée, qu'elle est unique jusqu'à présent et que notre destin est lié à tout ce qui vit.
    Dans ces conditions, tout ce qu'on peut imaginer à terme, c'est une vie heureuse et insouciante, nul besoin de recourir à la force, cela finira par nous tomber dessus (la terre est ronde). Mais il en faudra du  changement dans les mentalités, car dans l'immédiat qu'est ce qu'on  aurait envie d'enquiquiner les soviétiques, de mettre à  l'eau  les  arabes, de cogner sur les iraniens, de tirer sur les cambrioleurs et d'arnaquer son client.
    Dans une vue à court terme, c'est cela qui s'impose, mais à long terme et d'un point de vue mondial, les choses ne sont pas aussi limpides et frappantes.

    L'argent et  la  spéculation  ont  poussé  beaucoup d'hommes à engranger des  richesses  qui s'entassent  dans des coffres ou des  paradis fiscaux, cet argent ne sert qu'à entretenir un système en vase clos  et qui a tendance, de par son pouvoir centralisateur en spirale, à exclure de plus en plus de gens.
    De là, découlent les mécontentements populaires et les révolutions de masse, ces révolutions sporadiques que tout le monde peut prévoir après coup répartissent les richesses, en détruisant au passage des symboles de l'ancien régime et aussi des choses qui auraient pu servir au nouveau.
    C'est en cela que la révolution est dangereuse, car elle voile le véritable sens des valeurs; la vie, les bâtiments, les écrits n'ont sous le coup de la colère qu'une valeur très relative.
    Chacun souhaite (surtout les nantis) qu'il n'y ait rien de tel, même si pour les autres, il croit qu'une bonne guerre réveillera la jeunesse oisive de ce monde.
    Pourquoi ne pas répartir ces richesses dans le calme?, puisque tôt ou tard il y aura redistribution et c'est là qu'entre en jeu l'ivresse du  pouvoir et l'aveuglement de ceux qui ont envie de réussir et de contrôler les autres.

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9 Le jeu d'argent

image002    Aujourd'hui notre système de valeur repose presqu'exclusivement sur l'argent et ce qu'il est capable de procurer. Il peut fournir un  bien-être matériel,  ce  pourquoi il est fait au départ, comme valeur d'échange  contre un  bien  consommable, mais aussi il peut être un pouvoir pour asseoir une volonté de dominer et c'est hélas trop souvent pour dominer, pour le plaisir de dominer et asservir les autres et non pas dominer pour aider les autres à sortir de l'esclavage, à ce que chacun  prenne en considération son sort comme partie de celui de tous.

    Ce n'est pas clair ce que j'ai dit: alors je reprends. Que ceux qui ont trop d'argent s'en défassent ou l'utilisent au mieux de sa capacité pour le  bien de tous ou bien  le gardent et seront les premiers à  payer les  pots cassés d'une révolution qui commence à  menacer.
    Pourquoi le faire: parce que l'espèce humaine a tout à y gagner à être solidaire.
    On a  plein de chômeurs qui ont quand même un savoir-faire à partager, on peut avoir des projets de résorption de la faim et de la soif dans les  pays dits  pauvres, on  peut avoir des ambitions politiques pour rendre le monde meilleur et plus juste; c'est cet état d'esprit  et  non  pas l'accomplissement de ces tâches qui peut élever l'âme de l'homme vers un idéal de générosité et d'altruisme.

    Dans l'immédiat le monde occidental y perdra, mais d'un point de vue planétaire on a tout à y gagner. Chaque mètre carré repris sur le désert, chaque mort évitée, chaque arbre planté doit nous réconforter et nous inciter à poursuivre dans la lutte contre l'inégalité de la naissance.
    Ce  n'est  pas  en  égoïste, de toute manière, que tout s'arrangera, l'Est  contre l'Ouest, le Nord contre le Sud, le Blanc contre le Noir,  l'Européen  contre  l'Asiatique, ce n'est pas non plus en bouclant nos frontières,  en protégeant nos intérêts immédiats sans voir les profits  futurs que le monde ira mieux.
    Par  exemple:  lorsqu'une  société  progresse  trop vite (comme la nôtre),  on  ne  peut  raisonner  qu'à  court terme car les lendemains peuvent  tout  bousculer et remettre en question ses propres activités de la  veille, ainsi les forêts ne sont plus constituées que d'arbres arrivant à maturité en 20 ans (donc pour soi) tandis que les forêts de chênes ne sont guère remplacées, les maisons de pavillonneurs sont construites de manière à couvrir la garantie décennale et pas plus, une nouvelle  profession  comme l'informatique ou la communication ne met que 2 ans à être saturée.

    Dans un monde où tout va si vite, il est très facile d'oublier qui nous  sommes  vraiment, que nous auront des enfants qui hériteront un jour, mais on  peut se poser la question de quoi: une terre exsangue (comme ce qui est en train de se préparer) où les richesses naturelles qui  ont mis des milliers d'années à se constituer se dilapident en un siècle, ou une terre avec un retour sur l'humanité où tout ce que nous auront appris sur la  matière et les techniques de mise en oeuvre servira à enrichir la  planète entière ou un monde autre, que les  hommes se chargeront de façonner à leur convenance.
         Ceci  est un enjeu qui nous échappe actuellement, mais auquel les responsables  politiques  et  les  décideurs de toutes sortes seront obligés de prendre en compte; alors attention à qui le péquin comme moi fera confiance pour les prochaines échéances.

    Le choix ne sera certes pas facile, pour quelqu'un habitué à la façon d'agir de la classe politique actuelle: comment faire pour que  les  choses  changent  sans qu'il y ait de phénomènes révolutionnaires importants, sans qu'il y ait de chamboulements  sur  leur vie personnelle et dans leur entourage.
    Le résultat de ces deux volontés contradictoires (qui sont en chacun de nous) conduit à un blocage de la société. On attend tout de l'état (dont la principale attribution est de conduire la société vers un destin désiré par tous), mais qui le plus souvent n'a qu'une optique de classe et de sauvegarde de ses intérêts, et d'un autre côté les individus sont brimés par une société qui leur met alternativement des bâtons dans les roues ou les pousse en avant.

    Dans un tel contexte, il est impossible de faire une politique personnelle et sociale à long terme, donc bonne pour tout le monde.
    Je ne suis pas pour le retour du roi qui par sa pérennité pourrait avoir des  projets à longue vue, mais qui par la personnalisation du  pouvoir pourrait engendrer des abus, voire la dictature; c'est un risque qu'il ne faut plus courir.
    Je ne suis pas non plus pour une société "bouc émissaire" qui conduirait le pays défini administrativement à un repli sur lui-même et donc à un appauvrissement culturel et économique.

    Je suis plutôt pour une société consciente de son rôle à jouer dans le monde, qui puisse pousser ses idées sans les contraindre à qui que ce soit, de telle manière qu'elles puissent faire leur chemin pour le bien de tous (y compris les africains, l'Europe et la France).
    Pour moi, cette conception de la société est la seule envisageable pour que tout le monde s'en sorte, encore faut-il qu'il y ait plus de la majorité qui y adhère.
    Aujourd'hui 15 janvier 1988 après Jésus Christ, le monde a vieilli de 3 milliards d'années, en effet une galaxie vient d'être découverte et elle serait  âgée de 17 milliards d'années, comme quoi nos débuts sont vraiment incertains et la vérité non trouvée.

    De nombreuses  théories  sur  n'importe quel sujet de société, de science ou de religion ont été  élaborées, plusieurs moyens d'investigations ont été mis en oeuvre: statistiques, utopies, bon sens, morale  sous-tendue par une idéologie ont permis d'approcher et de comprendre le monde qui nous entoure, peu sont les gens qui ont réussi à élaborer une théorie cohérente de l'univers, car pour saisir le monde et ses tendances principales, il faut tenir compte du cas particulier qui se trouve en marge de la solution générale.

    De toute manière, il faut se rendre à l'évidence qu'il y a des différences entre nous, humains et accepter ces différences, c'est déjà beaucoup pour la  compréhension de ces  problèmes: il y a 14 % de gauchers, il y a une personne sur 10000 qui a le coeur à droite, il y a une chance sur 10 milliards qu'une planète soit habitable.
    Ce  phénomène de l'aléatoire est une constante de notre vie, il peut être quantifiable (pour des phénomènes connus) et visible: une expérience menée sur16 micro-ordinateurs générant des nombres aléatoires  indépendamment les uns des autres, a montré qu'il existait des  rythmes  entre ces appareils, non déterminable mathématiquement  jusqu'à  présent). Il faut savoir vivre avec et en tirer profit plutôt que ce soit une source de méprises et de mauvaises actions.

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10 Le sens coloré

image002    Revenons  sur des sujets plus clairs et dans le monde du visible;  étudions  un  instant  la  lumière,  les  couleurs  et  tout ce qui en découle.
    La lumière est une onde comprise entre 300 et 800 nm, c'est à dire entre le rouge et le violet (bornes discernables par l'oeil humain), il y a deux choses dans la lumière: la puissance émise qui correspond au  contraste (+ d'énergie = + lumineux, - d'énergie = + sombre) et la couleur elle-même (la chrominance = longueur d'onde), c'est ainsi que fonctionne une télévision.

    Le spectre lumineux peut être obtenu par la diffraction de la lumière blanche dans un prisme de verre. On obtient le même spectre par diffraction du soleil à travers les gouttelettes d'eau  en suspension (arc-en-ciel).
    Ainsi la façon de classer les couleurs se fait selon une ligne: des bornes invisible de l'infrarouge (ce qu'émettent entre autre le fer rougi et les lampes à incandescence), au rouge, au violet et à l'ultraviolet.
    Une autre classification des couleurs se fait grâce au cercle chromatique en reprenant les couleurs du spectre: bleu, vert, jaune, orange, rouge, violet, bleu, vert, etc.

    Comment  peut  on  passer  d'une  classification linéaire à une classification  circulaire, c'est un  mystère non encore résolu, car peut-être pas encore posé ou bien analysé.
    Des éléments de réponses apparaissent çà et là, ainsi les couleurs peuvent  être ajoutées ou  retranchées  en  fonction de leur source d'émission  (faisceau  lumineux  ou  objet  coloré), c'est  à dire en fonction d'une émission directe ou indirecte.

    Prenons une lumière  rouge-orange, éclairons un tapis de billard vert, le tapis devient presque gris, ajoutons un filtre bleu à l'éclairage, il est très  facile d'obtenir du violet, par contre si l'on  fait cette expérience avec de la gouache, pour obtenir un mauve,  il  existe une plage de réussite très faible, et si l'on augmente la teneur en blanc (+ d'énergie) le mélange se facilite, au détriment de la profondeur.
    Il y a bien 2 sortes de couleur, dans chacune de ces sortes les couleurs s'ajoutent et lorsqu'on fait des opérations entre elles, elles se retranchent.
    Ceci est un premier lien entre classification linéaire et circulaire, un autre lien est le fait que la lumière, outre qu'elle soit une onde est aussi une particule (photon) porteuse de l'onde et dont le poids a été quantifié récemment. Bref c'est de la matière, qui comme toute matière a une limite et est donc soumise aux lois de la gravitation (la lumière peut avoir une trajectoire courbe sur de longues distances).

    Comme c'est de la matière, toute excitation de celle-ci peut produire de la lumière (ou des ondes): le soleil, la différence de  potentiel  dans un filament métallique, l'excitation d'un gaz par une haute fréquence,  et  aussi les objets excités artificiellement et superficiellement  par une lumière incidente (exemple: un bloc de parpaing peint en rouge).

    Le  bloc de parpaing n'émet pas de lumière, il la réfléchit en la teintant, mais au  passage, la  couche  superficielle de peinture, bombardée de rayonnement, émet un faible rayonnement chromatique (en l'occurrence du rouge).
    Comment obtient-on du rouge, avec des pigments bien sur, mais ces pigments sont de la matière qui correspondent moléculairement à la longueur d'onde du rouge (ou un multiple).

    L'analyse chimique pourrait le prouver, tout en sachant que la chimie n'en est qu'à ses balbutiements; la formule de l'eau est H2O, mais la plus petite quantité d'eau doit représenter quelques millions de ces molécules.
    L'analyse microscopique fait apparaître un  phénomène aussi étrange, il suffit de grossir quelques milliers de fois pour que toute couleur disparaisse.
    Ce qui me fait dire que sur terre, pour les êtres animés, la couleur est arrivée très tardivement, un ascaris (petites bêtes vivant dans les lits et mangeant nos peaux usagées, ancêtres de la puce) ne voit rien en couleur, sa taille n'y est pas adaptée.
    Ce qui m'amène à parler du sens visuel des autres animaux: le chimpanzé a  sa  vision  décalée vers  l'orange, le chat perçoit une partie des infrarouges, le chien  perçoit  globalement  moins les couleurs (décalage  vers le gris) et enfin chez l'homme le daltonisme est une affection chromosomique (fort à propos ce mot en l'occurrence) de la vision (confusion entre rouge et vert, ou entre beige et vert  pâle).

    Les autres sens sont aussi la perception d'onde matière; l'odorat qui analyse la molécule elle-même, rejoint par le goût (réchauffement de  ces molécules), l'ouïe qui vient après la vue (ordre des longueurs d'onde  de  20000  à  50  Hz), et enfin le toucher qui perçoit tout le reste de l'univers matériel: le chaud/ le froid, le doux/ le dur, le solide/  le  fluide, l'horizontal/  le  vertical,  le lisse/ le rêche  etc.

Posté par jaff à 18:46 - Sciences - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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